Pour terminer ces réalisations dragonnesques, je vous propose de découvrir la participation de Zélie !

Cosmétiques et savons faits-maison, font partis de sa salle de bain depuis 2009. Son intérêt pour les huiles essentielles l’a mené au "home-made", elle réalise maintenant ses produits du quotidien au gré de ses envies et de ses besoins.

Le masque de Belisama

Savon ou cosmétique, qui a la préférence ? "Je ne pourrais me passer ni de l’un, ni de l’autre. Ce que j’aime dans les deux c’est la préparation d’une formule, la recherche sur les matières premières [...]"

Le sur-mesure des soins cosmétiques, la recherche des matières premières, le choix d’une huile, sont des étapes qu’elle affectionne. Dans le choix des matières premières, elle se tourne souvent vers les produits de la ruche qui l’attirent particulièrement.

Ce qu’elle aime dans la création home-made : "tout est à notre portée pour notre plus grand bien et notre beauté, c’est passionnant et tellement enrichissant. L’utilisation et la connaissance de ces matières premières me donnent une liberté de choix, de consommation, de création. Cette liberté m’ouvre également à plus de respect envers la nature mais aussi envers les producteurs et ceux qui nous permettent de la découvrir. Si je ne peux pas appliquer tous mes idéos à tous les aspects de ma vie quotidienne je peux au moins agir sur ce domaine."

Ses prochains défis ? Elle travaille sur la formule d’un spray coiffant en cosmétique et en savonnerie elle tient à honorer le défi qu’elle a lancé sur le forum des Céphées pour la réalisation d’un savon d’Alep au chaudron.

Sa légende dragonnesque

"Il y a fort longtemps, dans un conté d’Europe de l’Ouest où les seigneurs combattaient des forces maléfiques, où les esprits magiques venaient en aide aux humains, vivait une bien triste jeune demoiselle.

Elle était la fille unique d’un roi puissant qui l’aimait par-dessus tout depuis que sa femme, d’une beauté à couper le souffle, était morte tragiquement. Le roi, inconsolable, n’avait jamais refait sa vie et s’était occupé de sa fille, encore toute jeune à l’époque puis s’était jeté à corps perdu dans la gestion de son royaume. Sa fille était son rayon de soleil, son bijou, son joyau qu’il gardait précieusement au château. Il avait une telle peur de la perdre, qu’elle se blesse, qu’elle souffre, qu’il la préservait de tout. Des ronces, des insectes, des coups de froid, la pauvre petite était constamment sous la surveillance d’une nourrice qui avait pour ordre de la veiller comme le bien le plus précieux de son maître.

Elle s’appelait Belisama, ses parents lui avaient donné le nom de cette divinité celtique symbole du feu pour qu’elle soit forte et brille dans la royauté. Hors, depuis la mort de sa mère, toute la lumière qui émanait de cette petite fille s’était éteinte, elle était pâle, souriait peu, ne parlait presque jamais. On aurait dit un courant d’air lorsqu’elle traversait une pièce, on ne faisait pas attention à elle, elle était comme transparente. Ses boucles blondes d’un jaune soleil étaient devenues ternes, plus rien ne rayonnait en elle. Et l’obsession de son père pour sa sécurité ne faisait qu’accroitre sa pâleur.

Un jour, alors qu’il ne la vit pas grandir, il la trouva en train de pleurer en haut d’une tour de garde il vint la voir et lui dit :

- Pourquoi pleures-tu ma fille ? Quel malheur mouille ton joli visage ? Quel mal emplit ton cœur de chagrin ?  Mais la jeune fille ne voulu rien dire à son père et prétexta le manque de sa mère. Le roi s’inquiéta de plus en plus pour son enfant qui semblait dépérir de jour en jour. La jeune fille confia à sa nourrice, qu’elle considérait comme sa mère, que son cœur battait pour un jeune prince qu’elle avait vu plusieurs fois à la cours et lors de bals mais que le jeune prince ne la voyait pas, qu’il ne l’avait jamais invité à danser et qu’elle était trop timide pour lui parler ou l’aborder. La nourrice lui conseilla d’aller lui parler.

Belisama, profita d’une réception que donnait son père pour se lancer, il était en compagnie d’autres jeunes femmes et jeunes hommes de leur âge. Belisama s’approcha se présenta, on lui sourit, il y eu un silence, puis la conversation repris sans qu’on prêta attention à elle. Très blessée, elle retint ses larmes et tenta de participer à la conversation mais sa voix se fondit dans le brouhaha de la salle et personne ne remarqua qu’elle avait parlé. Elle regarda alors le jeune prince fixement, désespérée d’attirer son regard en vain, il ne la voyait pas. Elle senti comme une lame perforer son cœur lorsqu’il effleura la main de sa voisine. Elle parti en courant, les larmes l’étouffaient, elle aurait voulu hurler ! Personne ne remarqua son brusque départ, elle se sentait anéanti d’être invisible, importante pour personne, ne vivant que dans l’amour de son père et de sa nourrice, mais aujourd’hui cela ne suffisait plus. Elle se sentait horriblement seule et dans sa course folle, pensa à sa mère et voulu la rejoindre dans l’au-delà. Elle couru, couru à en perdre haleine jusqu’au bois, et même au-delà elle couru et couru encore, elle ne savait plus ou elle était. Il faisait nuit, c’était l’été, l’air était lourd et une humidité la saisi, elle était dans les marais interdits. Une légende racontait qu’un monstre vivait là et qu’il dévorait les promeneurs égarés. Elle se dit alors que son heure était venue, elle tomba à genoux, sécha ses larme et s’allongea, attendant la fin, elle n’avait plus peur et se sentait sereine.

L’eau du marais se mit à bouillonner, elle ouvrit un œil, et tout à coup une énorme vague se souleva, elle referma les yeux très fort, la vague s’abattit sur elle d’un coup violent. Elle était trempée d’une eau tiède, mais rien de plus. Rien ne se passa, elle était toujours en vie. Elle ouvrit les yeux et se redressa quand elle se retrouva nez à nez avec un dragon. Pétrifiée de peur elle ne pu crier, elle baissa la tête pour qu’il en finisse avec elle. Mais rien ne se passa. Alors elle releva le menton ne sachant quoi penser. Le dragon la regardait d’un air curieux, expressif, presque humain. Il la regarda intensément et tout a coup une voix résonna dans la tête de Belisama.

- Que fais-tu là jeune princesse ? Et pourquoi pleures-tu ?
– Comment ? Par quel prodige… ? Vous parlez dans mes pensées ? Je…
– Oui, je suis Nogard, le gardien de ce lieu et je communique avec les humains par la pensée.
– Vas-tu me dévorer ou me faire du mal ?
– Non jeune princesse, je ne suis pas ce que les gens racontent mais ces histoires de monstre préservent ma tranquillité. Alors que fais-tu dans ces marais ?
– Je ne sais pas je me suis perdue et…
– Non tu le sais on ne vient jamais dans les marais par hasard.
– Eh bien je voulais mourir, je n’existe pas, je ne compte pour personne, on ne voit en moi qu’une petite fille triste et perdue… enfin à part mon père et ma nourrice, plus personne ne me vois, je…
– Je te connais Belisama et je connaissais ta maman à qui tu penses très fort, mais ce n’est pas le moment de la rejoindre. Ta mère t’a transmis sa beauté et le feu qui brûlait dans ses yeux mais tu l’as perdu. Ton chagrin a pris le pas sur la force qui est en toi il est temps aujourd’hui de te retrouver et de refaire jaillir ce feu.
– Mais comment ? Pourquoi m’aiderais-tu ?
– Je vais t’aider car tu es venue me trouver et en échange tu devras me donner quelque chose et me faire une promesse.

Nogard demanda à Belisama d’aller trouver le botaniste du château et de lui ramener la plus belle fleur de la serre. Puis il lui demanda de promettre de ne parler à quiconque de son existence, elle devrait revenir avec cette plante à la prochaine nouvelle lune.
Belisama promis et parti au château.

Elle alla trouver le botaniste qui lui remit la plus belle rose de la roseraie, elle était d’une beauté éclatante et d’un parfum voluptueux et envoutant.

La lune nouvelle lune arriva et Belisama au coucher du soleil couru jusqu’au marais.
Nogard émergea de l’eau.
– La voici dit Belisama, c’est une rose musquée.
– Je connais cette plante et elle manquait à ma collection, je t’en remercie très sincèrement.
– Mais comment connais-tu toutes ces choses Nogard ? Tu es tellement instruit !
– Je suis comme tu as pu le découvrir un dragon d’eau et ceux de mon espèce sont les gardiens des lacs, des mers, des étangs et de toute la nature qui les entoure. Nous connaissons bien les plantes, les minéraux et toutes les forces naturelles qui peuplent ces espaces. Nous aidons et soignons nos semblables créatures mais également les humains qui sont bons et qui nous protègent en retour.
Ta maman m’a apporté de nombreuses plantes que je ne possédais pas, j’ai pu étendre mes connaissances et mes pratiques, aujourd’hui je vais pouvoir t’aider grâce à elle, car elle voudrait que sa fille soit heureuse.

Belisama était très émue. Le dragon disparu au fond de l’étang sombre. Et en revient avec plusieurs fioles, il lui dit :
– Il est temps de te reconnecter avec la nature et avec toi même pour qu’enfin le monde te vois telle que tu es, un cœur bon et généreux qui une fois révélé te rendra ta beauté et ta flamme."

Nogard lui expliqua qu’il allait lui préparer un onguent fait des forces naturelles.

De la terre pour l’encrer dans la vie, la rendre plus sereine, c’était une poudre composée de différentes argiles et nombreux minéraux.
De l’huile pour la douceur et pour l’aider à cicatriser ses peines, celle-ci était tirée de la rose musquée.
- C’est une huile régénérante qui effacera tes douleurs pour laisser place au renouveau. Elle fera éclore ta beauté.
Cet onguent contient aussi la magie des abeilles, protectrices des âmes en souffrance. Elles m’ont offert une de leur précieuse potion qui ajoutera à la cicatrisation mais également à l’apaisement de ton cœur.
Enfin une plante qui vient de très loin pour rallumer la flamme qui est en toi.

Il lui expliqua qu’elle devrait se passer le masque sur le visage dès minuit et à son réveil sa vie changerait à tout jamais.

Belisama enduit son visage puis sombra dans un profond sommeil.

L'onguent préparé par Nogard

A son réveil elle était dans son lit et avait la pâte magique séchée sur le visage. Elle se rinça avec de l’eau de rose concoctée par Nogard et son visage s’illumina. Il rayonna si fort que la pièce fut empli d’un superbe soleil. Elle sortit dans le jardin et tout le monde l’admira, la vit enfin pour la première fois, la trouvant si belle, si forte et si délicate à la fois.

Belisama teint sa promesse et jamais elle ne révéla le secret de Nogard, comme sa mère elle lui apporta des plantes et ils restèrent toujours amis. La jeune princesse épousa le jeune prince qui succomba et qui vit enfin qu’elle belle personne elle était. Son père était heureux et enfin soulagé, Belisama avait de nouveaux cette flamme qui brillait dans ses yeux.

La formule du Feu de Belisama

Pour une dose unique de masque

  • Argile violette : 8g
  • Huile végétale de Rose musquée : 1g
  • Hydrolat de Géranium bourbon : 10g
  • Huile essentielle de Bois de rose (aniba rosaeodora) : 10 gouttes
  • Propolis : 3 gouttes
  • Urucum : 1 pincée

Et n’oubliez pas de voter pour nos participantes, jusqu’à ce soir minuit !

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