Boutique nature à Paris : Ma Terre Première

Delphine Stolar, 38 ans, a ouvert sa boutique Ma Terre Première depuis le 13 octobre 2010. Elle y vend tout ce qui touche à l’univers des plantes, ses produits sont issus de petits producteurs et surtout dans le respect de la nature.
Aujourd’hui elle nous parle de sa rencontre avec la phytothérapie, de ses engagements et nous présente sa boutique de la rue Oberkampf à Paris.

Plantes, huiles essentielles, diffuseurs, thés, savons, livres...

Zélie : Bonjour Delphine, racontez-nous un peu votre parcours ?

Delphine Stolar : J’ai suivi une formation commerciale à la base, donc rien à voir avec le sujet actuel ! J’ai travaillé 12 ans dans de grandes entreprises, en tant que responsable service client. Il y a 3 ou 4 ans j’ai acheté par curiosité un premier livre : La Bible de l’aromathérapie et j’ai également acheté mes premières huiles essentielles afin de soigner les maux du quotidien. Puis j’ai commencé à faire mes cosmétiques maisons et j’ai beaucoup aimé cela. Mais le véritable changement s’est produit quand un jour on m’a remis un formulaire de l’ARH (Association pour le Renouveau de l’Herboristerie) je l’ai laissé de côté et 6 mois plus tard je suis retombée dessus par hasard. J’étais alors dans une période de ras le bol au boulot et je me suis dis pourquoi ne pas se lancer dans cette formation afin de mieux connaître les plantes et se soigner différemment ?

Dès que j’ai commencé ma formation avec l’ARH, de nombreuses personnes me disaient qu’elles me verraient bien ouvrir une boutique, alors que ce n’était pas mon projet de départ, mais à force d’entendre les gens me parler de cela, l’idée a fait son chemin jusqu’à la décision de quitter mon emploi. Et voilà, deux ans plus tard j’ouvre ma boutique, c’est le temps qu’il m’a fallut pour terminer ma formation.
D’ailleurs, parallèlement je continue une formation en phytothérapie à l’université de Bobigny afin d’obtenir un certificat universitaire.

 

Z : Mais pourquoi ce choix des plantes ?

DS : Il me semble important que les gens aient le choix, une possibilité d’alternative à la médecine traditionnelle. Pour les maux du quotidien je pense que l’on peut se passer de la chimie ainsi que pour les cosmétiques. Aujourd’hui, avec mes moyens, je veux pouvoir proposer ce choix et favoriser l’utilisation de produits sains, naturels et respectueux de la terre et des hommes.

 

Z : Alors que vendez-vous ?

DS : Je vends des hydrolats, des huiles végétales, des plantes pour infusions, des huiles essentielles, des macérâts, des tisanes, des livres, des diffuseurs, des colliers d’aromathérapie, des complexes en gemmothérapie…

Vous trouverez chez Ma Terre Première de nombreux produits, provenant de producteurs locaux.

Z : Avec qui travaillez-vous ?

DS : Mes fournisseurs sont de petits producteurs, je travaille avec le Syndicat des Simples et des associations du commerce équitable. Je tiens à proposer des produits « propres » dans tous les sens du terme. Mais cela est forcément plus compliqué et prend plus de temps que lorsqu’on travaille avec un gros laboratoire qui vous fournit les produits, c’est un choix. Et ce choix me demande beaucoup de recherche car je travaille avec de nombreux fournisseurs répartis sur tout le territoire français.

 

Z : Quels sont vos objectifs ?

DS : J’ai le projet de mettre en place des ateliers avec interventions de professionnels, des aromathérapeutes par exemple qui pourront apprendre à composer une trousse d’urgence avec des huiles essentielles, mais également des ateliers cosmétiques. J’aimerais mettre cela en place pour le printemps de cette année.

Z : Quelle est votre huile essentielle préférée et pourquoi ?

DS : Je dirais l’huile essentielle de Lavande… et celle de Tea tree, pour leurs larges utilisations.

Z : En cette période de l’année où les rhumes et maux hivernaux sont de mise, quels conseils pourriez-vous nous donner ?

DS : Boire des infusions de thym, mais également utiliser des huiles essentielles en diffusion comme le romarin, manger beaucoup de fruits et de légumes, avoir une alimentation équilibrée est très important et surtout ne pas attendre que le rhume s’installe.

Z : Quelle est votre plante indispensable ?

DS : L’aloe vera, est une plante aux vertus formidables, cette plante sert à de nombreuses applications quotidiennes.

Z : Voudriez-vous terminer sur… ?

DS : Je me rends compte que nous nous sommes éloignés, trop éloignés de la nature et qu’il est important de faire connaître les plantes et d’apprendre à les utiliser, d’autant que les gens ont envie et sont curieux, ce qui est très encourageant.

Z : Merci Delphine de nous avoir fait découvrir votre univers et de m’avoir accordé cette interview.

Vous pourrez retrouvez Delphine dans sa jolie boutique :

Ma Terre Première
88, rue Oberkampf
75011 Paris
Tel : 01 83 94 91 37

et désormais sur la toile ! www.ma-terre-premiere.fr

Supprimé par Pétain depuis 1941, le diplôme d’herboriste n’existe plus. Les pharmaciens seuls ont la compétence requise pour vendre des plantes. En revanche, quelques dizaines de plantes considérées comme « médicinales et d’usage courant » peuvent être commercialisées librement mais le Droit fixe également une interdiction en matière de posologie et de diagnostic. L’ARH œuvre pour la reconnaissance de la profession d’herboriste en France et la création d’un diplôme européen de phytologue-herboriste. Elle dispense une formation sanctionnée par un certificat d’aptitude.

SOURCE : http://www.passerelleco.i/article.php?id_article=23