Les conservateurs

Bactérie © Photoquantique

Nous ne le disons jamais assez, lorsque l’on pratique la cosmétique maison, il est nécessaire d’avoir des pratiques d’hygiène irréprochable. Je vous invite à lire très attentivement  notre article sur les principes de précautions.

Cependant, malgré les multiples précautions lors de la fabrication de nos cosmétiques, nous ne sommes jamais à l’abri d’une pollution. Il est donc conseillé d’utiliser des conservateurs pour apprécier nos cosmétiques le plus longtemps possible.

Bon à savoir : on appelle conservateur toute substance capable de s’opposer aux altérations d’origine chimique ou microbiologique d’un produit.

Il existe deux types de conservateurs : les naturels et les chimiques. Ces derniers sont souvent l’objet de polémique quant à leur  innocuité.

Attention ! les listes de conservateurs cités dans cet article ne sont pas exhaustives.

Les conservateurs naturels

 Pour la conservation des produits riches en phase huileuse, il est nécessaire d’utiliser des conservateurs aux propriétés antioxydantes afin d’éviter l’oxydation et le rancissement des huiles : Vitamine E, extrait de propolis, extrait au CO2 de Romarin.

Pour la conservation des produits riches en phase aqueuse, il est nécessaire de  limiter la prolifération de micro-organismes : Extraits de pépins de pamplemousse (EPP), certaines huiles essentielles bactéricides et fongicides : Petit Grain bigarade, Tea-tree, Eucalyptus Radiata, Ravintsare, Lavandin Super…

Bon à savoir : L’EPP est l’un des conservateurs naturels les plus utilisés, il est cependant incompatible avec certaines gommes ou matières premières comme l’ester de sucre.

Les conservateurs chimiques :

Il existe des conservateurs chimiques répondant aux critères de certains labels écologiques important comme Nature et Progrès, Ecocert, Cosmébio… Bien qu’ils puissent prêter à  polémique, ces conservateurs sont efficaces.

  • • Conservation des produits riches en phase huileuse, pour éviter l’oxydation et le rancissement : Antiranz
  • • Conservations des produits riches en  phase aqueuse, pour limiter la prolifération de micro-organismes : Naticide, Cosgard, Geogard, Ecogard.

Bon à savoir : pour être efficace les conservateurs chimiques doivent faire preuve d’une protection antibactérienne* à large spectre et d’une protection antifongique*. Lorsqu’on aborde les protections antibactériennes, nous entendons parler des bactéries Gram +  et les bactéries Gram -.
Ces bactéries portent le nom de la technique permettant les identifier : la coloration de Gram.  Il s’agit de colorer des bactéries afin de mieux les observer au microscope. Plusieurs étapes sont nécessaires à cette technique : les germes sont colorés avec du violet de gentiane, puis avec un colorant nommé lugol solution (iodo-iodurée),  les bactéries sont ensuite placées dans un bain d’alcool avant d’être de nouveau soumises à un autre colorant, la fuchsine. Les bactéries qui résistent au violet de gentiane, sont des grams positifs. Les autres, qui deviennent roses, sont des grams négatifs.

L’info en plus : certains industriels vendent des cosmétiques bios garantis sans conservateur. Je vous invite à lire cette enquête faite par l’afssaps en collaboration avec la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes : Produits cosmétiques sans conservateur portant la mention « bio » ou « naturel »

Sources :

Cosmétologie : BTS Esthétique-cosmétique, M.-C. Martini, Ed. Masson 2009

Surveillance du marché produits cosmétiques ‘’sans conservateur’’ labellisés ‘’BIO’’, AFSSAPS Mars 2009

–  http://www.observatoiredescosmetiques.com

http://www.afssaps.fr

http://www.vulgaris-medical.com

* : Les mots suivis d’une astérisque sont définis dans notre lexique.

Publicités