Ortie Piquante (Urtica dioïca)

Urtica Dioïca par Emilian Robert Vicol

Urtica Dioïca par Emilian Robert Vicol

Carte d’Identité de l’Ortie

Nom commun : Ortie, ortie piquante, ortie dioïque, ortie commune

Nom botanique : Urtica dioïca

Famille botanique : Urticacée

Bon à savoir : il existe un autre genre d’ortie, l’ortie blanche (Lamier blanc ou ortie morte (Lamium album)). Elle est proche des plantes aromatiques et se reconnaît facilement grâce à ses petites fleurs blanches en forme de lèvres.

Origine : Régions tempérées

Description : L’ortie peut mesurer jusqu’à 1m50 de haut avec des feuilles longues et dentelées. Toute la plante est couverte de poils et ses fleurs verdâtres regroupées en petites panicules*, fleurissent en mai et juin. L’ortie pousse en général dans les jardins, près des clôtures, sur les décharges ou autres terrains non cultivés. L’ortie est une espèce dioïques, c’est à dire qu’il existe des pieds mâles et des pieds femelles.

Partie de la plante utilisée : parties aériennes, semences, feuilles et racines

Constituants principaux

  • Amines et acide aminés
  • Phytostérols et phénols
  • Calcium
  • Potassium
  • Acide silicique
  • Polysaccharides
  • Vitamines C
  • Provitamine A
  • Minéraux…

Propriétés thérapeutiques

  • Dépurative
  • Diurétique
  • Anti-inflammatoire
  • Antalgique
  • Hémostatique
  • Antihistaminique
  • Détoxifiante
  • Tonique

Propriétés cosmétiques

  • Astringente
  • Fortifiant capillaire
  • Reminéralisante

Indications thérapeutiques

  • Diarrhées
  • Ballonnements
  • Varices
  • Soulage les rhinites allergiques
  • Douleurs rhumatismales
  • Action préventive et curative de la lithiase* urinaire
  • Cystite*
  • Hyperplasie* de la prostate

Indications cosmétiques

  • Peaux grasses
  • Cheveux gras
  • Cuir chevelu

Contre-indications et précautions d’emploi

Les infusions d’orties sont déconseillées en cas d’œdème et de grossesse.

Prise en trop grande quantité, l’infusion d’ortie peut créer des troubles intestinaux bénins.

Attention aux interactions médicamenteuses, l’ortie contient un fort taux de vitamine K qui peut interférer avec la prise de fluidifiants sanguins. Par ailleurs l’ortie pourrait diminuer l’assimilation du lithium.

L’info en plus : Plusieurs études cliniques ont été réalisées sur l’ortie piquante.

Anti-inflammatoire : selon l’un des essais cliniques, 50g de feuilles bouillies augmentent l’effet anti-inflammatoire de 50 mg de Diclofénac, pour agir de façon aussi efficace que 200 mg donnés. (Phytomedecine 4 ed. 1997)

D’après une autre étude portant sur plus de 10 000 participants atteint d’arthrite ou de rhumatismes,  entre 80 et 95% des participants ont jugé que la préparation à base d’ortie était efficace. Chez plus de la moitié d’entre eux, les douleurs rhumatismales se sont considérablement atténuées.

Antidiabétique : il existe également plusieurs études concernant l’utilisation de l’ortie pour lutter contre le diabète, l’ortie peut améliorer le contrôle glycémique chez les patients atteints de diabète de type 2.

Anticancéreux : certaines études in vivo et in vitro ont montré l’activité anticancéreuse d’un extrait de racine d’ortie sur des cellules cancéreuses humaines prostatiques.

Idées de recettes

Shampoing solide purifiant et fortifiant

Savon à l’ortie

Anecdotes

Le nom botanique de l’ortie, Urtica, signifie « brûler » et rappelle le caractère urticant de la plante.

Les Grecs et les Romains s’en servaient déjà pour soigner la toux, la tuberculose ou encore l’arthrite. Ils l’utilisaient également pour stimuler la pousse des cheveux.  Avant l’arrivée du coton, l’ortie était la plante la plus utilisée en Europe pour la fabrication des vêtements. Au Moyen Age, on trempait une branche d’ortie dans l’urine d’un malade, si elle restait verte jour et nuit c’était le signe d’une guérison imminente. Dans le cas contraire, le malade était condamné.

On pratiquait également la flagellation thérapeutique avec des tiges d’orties. Si l’on souffrait d’un lumbago ou d’une sciatique cela procurait un réchauffement de plusieurs heures.

Sources

– Guide des contre-indications des principales plantes médicinales, Mr Dubray, Ed. Lucien Souny, 2010

– Guide de la phytothérapie, Dr Grunwald et Janicke, Ed. Marabout, 2007

Le petit livre des plantes médicinales, E. Trotignon, Ed. du Chêne, 2013

Le Guide complet de la Phytothérapie, A.McIntyre, Ed. Tredaniel 2010

200 plantes qui vous veulent du bien, Carole Minker, Ed Larousse, 2013

Études cliniques

– L’amélioration du contrôle glycémique chez les patients diabétiques de type 2 diabète sucré avancée prenant extrait Urtica dioica feuille : un essai clinique randomisé en double aveugle et contrôlée par placebo.

Auteur : Kianbakht S, Khalighi-Sigaroodi F, Dabaghian FH. Clin Lab. 2013

Urtica dioica pour le traitement de l’hyperplasie bénigne de la prostate: un, randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, étude croisée prospective.

Auteur : Département d’urologie, néphrologie urologie Centre de recherche, Shaheed Beheshti Université des sciences médicales, Téhéran, Iran. 2005

Phytalgic, un complément alimentaire, par rapport au placebo chez les patients souffrant d’arthrose du genou ou de la hanche : un essai clinique randomisé en double aveugle et contrôlée par placebo

Auteur : Département de pharmacologie de l’Université de Bordeaux, 146 rue Léo Saignat, 33076, Bordeaux, France  2009

* Les mots suivis d’une astérisque sont définis dans notre lexique