Arnica (Arnica montana)

Fleur d'Arnica du jardin de Chemillé Nessie

Arnica (Arnica montana) © Nessie

Carte d’Identité de l’Arnica

Nom commun : Arnica, Arnique des montagnes, herbes aux chutes, Plantain des Alpes, Tabac des Vosges

Nom botanique : Arnica montana

Famille botanique : Astéracées

Bon à savoir : L’arnica est certainement le remède homéopathique le plus connu mais reste difficile à cultiver, elle est cueillie à l’état sauvage. Étant donné la demande croissante et sa distribution géographique restreinte, l’arnica est menacée de surexploitation. En Allemagne, on la remplace par l’arnica américaine (Arnica chamissonis) qui a des propriétés voisines et dont la culture est beaucoup plus aisée.

Origine : Régions montagneuses d’Europe.

Description : Plante vivace des prairies, haute de 40 à 60 cm. Sa tige unique se compose d’une rosette de feuilles vert pâle et se termine par des fleurs jaune d’or. Ces fleurs sauvages poussent dans un sol acide entre 800 et 2400m.

Partie de la plante utilisée : Les fleurs.

Constituants principaux

  • Flavonoïdes
  • Lactones sesquiterpéniques
  • Coumarines
  • Caroténoïdes

Propriétés

  • Anti-ecchymose
  • Anti-inflammatoire
  • Antibactérienne
  • Antivirale
  • Anti-douleur
  • Anti-névralgique

Indications

  • Contusions, coups, hématomes
  • Entorses
  • Douleurs musculaires et articulaires
  • Préparations aux activités sportives
  • Varices, jambes lourdes
  • Bain de bouche très très dilué

Contre-indications et précautions d’emploi

L’arnica n’a aucune contre-indication en application cutanée, cependant elle est trop dangereuse pour être conseillée en usage interne. Sa consommation par voie orale peut entrainer des troubles nerveux, avec sueurs froides, céphalées, douleurs abdominales et troubles cardiaques.

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Anecdotes

Il semblerait que l’Arnica montana était déjà connue durant l’Antiquité, mais les premiers documents écrits l’évoquant ne remontent réellement qu’au Moyen Age. Avant les feuilles d’arnica étaient fumées par les montagnards pour lutter contre les toux quinteuses, les bronchites ; et les capitules étaient utilisés comme sédatif du système nerveux central ou comme cholagogue (substance facilitant l’évacuation de la bile).
Ce n’est qu’en 1753 que la plante est réellement mentionnée sous le nom ‘’Arnica montana’’ par Carl von Linné, naturaliste suédois et père fondateur d’une méthode de classification des végétaux.

Source : le-jardin-ethnobotanique.com

Sources

– Guide des contre-indications des principales plantes médicinales, Mr Dubray, Ed. Lucien Souny, 2010

– Guide de la phytothérapie, Dr Grunwald et Janicke, Ed. Marabout, 2007

Le petit livre des plantes médicinales, E. Trotignon, Ed. du Chêne, 2013

200 plantes qui vous veulent du bien, Carole Minker, Ed Larousse, 2013

– Traité pratique de la Phytotherapie, Dr Morel, Ed. Grancher, 2008

Études cliniques

– Propagation et l’introduction d’Arnica montana L. dans la culture: une étape pour réduire la pression sur les espèces de plantes médicinales menacées d’extinction et de haute valeur

Auteur : Ministère de l’industrie et des plantes médicinale de l’Université des sciences de la vie à Lublin, Pologne. Oct. 2013

 L’évaluation des activités antioxydantes et cytoprotectrices de Arnica montana L. et Artemisia absinthium L. extraits éthanoliques.

Auteur : Département de biologie cellulaire et moléculaire, Institut national de recherche et de développement des sciences biologiques, 296, Splaiul Independentei, 060031, Bucarest, Roumanie. Sept. 2012

* Les mots suivis d’une astérisque sont définis dans notre lexique