Les huiles essentielles contre le rhume des foins

Le printemps, ses jolies fleurs, ses arbres qui bourgeonnent mais aussi… le pollen qui vole, le nez qui coule, les yeux qui piquent et la gorge qui gratte… le rhume des foins est là !

 Qu’est-ce que l’on appelle le rhume des foins ?

Le terme exact pour le rhume des foins est rhinite allergique. Il s’agit d’une réaction excessive du système immunitaire, qui identifie un allergène comme étant un ennemi. Pour combattre ces allergènes, notre système immunitaire libère de l’histamine qui entraîne une inflammation des muqueuses du nez, de la gorge et des yeux.

Pour bien comprendre ce mécanisme, je vous conseille de regarder cette vidéo : cliquez ici.

Beautiful child with dandelion flower in spring park. Happy kid having fun outdoors.Bon à savoir : les allergies en quelques chiffres

  • Les allergies ont été multipliées par 7 ces trente dernières années.
  • Selon l’OMS, en 2050, 50% de la population mondiale sera allergique.
  • On estime qu’environ 20% de la population française est concernée par la rhinite allergique.

Il existe une classification qui définit la rhinite selon sa durée et sa sévérité : ARIA (rhinite allergique et son impact sur l’asthme)

Rhinite persistante : dure environ 4 jours par semaine pendant au moins 4 semaines par an. Il faut consulter et prendre un traitement pour éviter de devenir asthmatique.

Rhinite intermittente : dure environ 4 jours par semaine mais pendant moins 4 semaines par an (contrairement à la rhinite persistante).

La rhinite légère : les symptômes sont moins importants et ont peu de répercussions sur la vie quotidienne et le sommeil.

L’info en plus : les rhinites allergiques et l’asthme sont étroitement liés. Les parois des bronches et du nez réagissent de la même façon aux agressions des allergènes. Environ une personne sur trois souffrant de rhinite allergique développera un asthme. Par contre, on considère que 80% des asthmatiques sont atteints de rhinite allergique.

La médecine allopathique prescrit généralement des antihistaminiques. Ils se lient aux récepteurs et bloquent l’histamine. Cela permet de contrôler les symptômes des réactions allergiques.

Des synergies contre les allergies !

Attention les conseils de cet article ne peuvent se substituer à un traitement allopathique. Les allergies sont dû à un dérèglement du système immunitaire, qu’il est impératif de rééquilibrer.

Synergies à utiliser au choix (ne pas utiliser les deux) :

HE de Tanaisie Tanacetum annum 20 ml
HE lavande vraie Lavandula augustifolia 10 ml
HE de ravintsara Cinnamomum camphora CT Cinéole 10 ml
HE de poivre noir Piper negrum 10 ml

En prévention : diluer 5 ml de la synergie dans 95 ml d’huile végétale de nigelle

En curatif : diluer 30 ml de la synergie dans 70 ml d’huile végétale de nigelle

Appliquer 2 à 3 fois par jour, en massage sur les avant-bras.

En cas d’allergie associée à de la toux :

HE de Matricaire Matricaria recutita 10 ml
HE Estragon Artemisi dracunculus 10 ml
HE de Menthe poivrée Mentha x piperita 5 ml
Expression de Citron Citrus limomum  25 ml

En prévention : diluer 2 gouttes de la synergie sur un sucre à prendre 1 fois par jour.

En curatif : diluer 2 gouttes de la synergie sur un sucre à prendre 3 fois par jour. Quelques gouttes sur un mouchoir afin de le respirer régulièrement, 2 à 3 fois par jour jusqu’à amélioration. 

ATTENTION à bien respecter une fenêtre thérapeutique, utiliser les synergies sur 3 semaines, puis 1 semaine d’arrêt.

Le choix des huiles pour ces synergies 

Huile essentielle de tanaisie : antihistaminique

Contre-indications : Peut modifier le cycle menstruel, passant de 28 jours à 14 jours. Ne pas confondre avec la Tanaisie vulgaire.

Huile essentielle de lavande vraie : calmante, anti-inflammatoire

Huile essentielle de ravintsara : expectorante

Huile essentielle de poivre noir : antiprurigineuse (apaise les démangeaisons de la gorge),

Contre-indications : huile essentielle caustique. Le safrole qu’elle contient est un cancérigène connu. Cependant des études ont démontré que le limonène présent dans sa composition inhibe l’activité du safrole.

Huile végétale de nigelle : antihistaminique, anti-inflammatoire

Contre-indications : Déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes.

Huile essentielle de matricaire : antihistaminique, antiprurigineuse (apaise les démangeaisons de la gorge), anti-inflammatoire

Contre-indications : Ne pas utiliser chez la femme enceinte ou allaitante. La matricaire peut inhiber la coagulation sanguine, elle est déconseillée aux personnes sous anticoagulants.

Huile essentielle d’estragon : anti-inflammatoire, antiprurigineuse (apaise les démangeaisons de la gorge), antispasmodique (calme la toux).

Contre-indications : Ne pas utiliser chez la femme enceinte ou allaitante.

Huile essentielle de menthe poivrée : antalgique, anti-inflammatoire

Contre-indications : Interdit aux enfants de moins de 6 ans, déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes. A forte dose cette huile peut être abortive* et neurotoxique*. Certaines sources bibliographiques, déconseillent l’utilisation de la menthe poivrée (sous toutes ses formes) en cas de problèmes hépatiques.

Expression de citron : hépatoprotectrice, apaisante.

Contre-indications : Photosensibilisant, ne pas s’exposer au soleil après application. Sa concentration en limonène peut être irritante à l’application cutanée.

 

La petite histoire : L’épouse d’un médecin en Grande-Bretagne souffrait de migraines chroniques. Un mineur qui entendit parler de son souci, lui raconta qu’il avait été lui-même victime de fortes migraines jusqu’au jour où il s’était mis à mâcher quelques feuilles de matricaires tous les jours. La femme décida d’essayer ce traitement et remarqua une amélioration immédiate. Au bout de 14 mois, ses violentes migraines n’étaient qu’un mauvais souvenir.

Chris PusateriBon à savoir : Pour lutter contre les yeux rougis et/ou gonflés, appliquez des compresses d’hydrolat de bleuet, de matricaire ou encore de camomille.

De l’estragon dans la vinaigrette ! Verser 40 gouttes d’huile essentielle d’estragon dans 1 litre d’huile d’olive permet de lutter contre les démangeaisons dans la gorge.

Source : www.aromalin.com

 L’info en plus : Jean-Pierre Willem, médecin aux pieds nus a longtemps pratiqué l’ethnomédecine : « Dans certaines tribus africaines, il est de coutume de collecter le maximum de poussières avant la naissance d’un enfant. Dès la naissance, on saupoudre alors le berceau de ces poussières pleines de pollens et d’acariens afin que le bébé soit en contact direct avec elles pendant qu’il est encore allaité par sa maman qui, elle est protégée. C’est une façon de rendre l’enfant plus fort, plus résistant en éduquant son système immunitaire. »

Cette façon d’agir s’explique bien d’un point de vue scientifique. Dans les pays pauvres où l’hygiène laisse à désirer les enfants s’immunisent naturellement. Les allergies respiratoires sont rares dans ces pays.

Sources :

Mémoires d’un médecin aux pieds nus, P.Willem, Ed Albin Michel 2009

La science des huiles essentielles médicinales, P.Franchomme, Ed. G.Trédaniel, 2015

Traité pratique de la Phytotherapie, Dr Morel, Ed. Grancher, 2008

Guide des contre-indications des principales plantes médicinales, Mr Dubray, Ed. Lucien Souny, 2010

200 plantes qui vous veulent du bien, Carole Minker, Ed Larousse, 2013

Revue « Plantes et Santé » (abonnements)

www.who.int (site OMS)

www.aromalin.com

www.alternativesante.fr

http://sante.journaldesfemmes.com

http://www.inserm.fr

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